Les routes de la République ? Pourquoi et comment défendre l’automobilité en France en 2015 ?

Type de journée: 
Pro
Journée du Gerpisa n°: 
221
Date: 
13 Nov 2015 - 14:00 - 17:00
Lieu: 

CCFA, salle Etoile (à confirmer à l’accueil), 2 rue de Presbourg, 75008 Paris
(métro et RER Charles de Gaulle Etoile)

Intervenant/s
Orfeuil, Jean-Pierre
Presentation/s

Présentation et discussion du rapport[1] Vive l’automobilisme!
(1) Les conditions d’une mobilité conviviale[2]
(2) Pourquoi il faut défendre la route[3]

Jean-Pierre ORFEUIL
Ingénieur statisticien, professeur, ENPC et Institut d'Urbanisme de Paris / UPEC
et
Mathieu FLONNEAU
Maître de conférences en histoire contemporaine - Université Paris I, IRICE-CRHI
 
Alors que le scandale lié à la fraude aux émissions par la firme Volkswagen a placé sur le devant de la scène politico-médiatique des condamnations sans nuance, non seulement du diesel mais plus largement de l’automobile dans son ensemble – des industriels à sa place dans la société – la note remise par les universitaires Mathieu Flonneau et Jean-Pierre Orfeuil au think-tank politique Fondapol fait le point sur les critiques formulées à l’encontre de l’automobile en France.
Le manichéisme y est de mise entre des transports collectifs parés de vertus et une automobile coupable de nuisances, nous disent les auteurs ; or la parole autorisée dominante, et son reflet dans les politiques publiques, est en décalage total avec la part modale de la voiture dans la réalité géographique et sociale, et ignore son potentiel de vecteur des nouvelles mobilités.
Les auteurs proposent dès lors une approche globale des mobilités et des systèmes de transports, notamment à travers une logique de coûts et de bénéfices privés et sociaux, soulignant la place et l’utilité réelle de l’automobile en France – notamment pour l’employabilité et les échanges économiques – tout en rappelant qu’il n’y a pas là de spécificité nationale. Ils remettent également en perspective historique les effets négatifs (insécurité, et surtout pollutions) de l’automobile, qui devraient êtres mesurés rationnellement, en valeurs monétaires, sans ignorer la dégradation de l’imaginaire automobile, auquel devrait succéder la convivialité des usages collectifs et collaboratifs.
Cette journée sera donc l’occasion de confronter l’état du débat public sur l’automobile, les politiques publiques, de réglementations, et les solutions techniques et économiques, qui semblent souvent pensées par les habitants du centre des grandes agglomérations, et pour eux, aux innovations pouvant conduire à des solutions en matière de mobilités durables, économiquement efficaces, mais aussi socialement (et territorialement) inclusives.
Nous aurons à cœur d’interroger les auteurs sur les points essentiels, et éventuellement faiblesses et angles morts de leurs analyses, méthodologies… et de certains parti-pris. 


[1] Remis à la Fondapol (Fondation pour l’innovation politique)
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